Journées de Recrutement

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Logo Vallourec contribue à l'insertion professionnelle des personnes en situation de handicap Vallourec contribue à l'insertion professionnelle des personnes en situation de handicap
02 / 06 / 2011

Leader mondial des solutions tubulaires premium destinées principalement aux marchés de l’énergie ainsi qu’à d’autres applications industrielles, Vallourec contribue à l'insertion professionnelle des personnes en situation de handicap.

Quelle est votre politique en faveur des handicapés ?

Vallourec a signé la Charte de l’insertion professionnelle des personnes handicapées, avec les plus grandes entreprises françaises, le 13 novembre 2009. Cela l’a conduit à confirmer sa démarche volontariste en faveur des personnes en situation de handicap dans l’ensemble de ses processus de fonctionnement et pratiques managériales.

Dès 2008, un diagnostic approfondi de la gestion de l’obligation d’emploi des personnes handicapées a été réalisé par un organisme spécialisé. Dans le même temps, ont été recensés, les postes à forte contrainte physique. De cela, un plan d’actions, issu d’un groupe de travail auxquels étaient associés, les services RH, le médecin du travail, l’ergonome, et les managers, a été établi, et des engagements ont été pris, comme :

 

-       Le recensement des travailleurs handicapés et des emplois qu’ils occupaient, afin de les maintenir, dans les meilleures conditions possibles, à leur poste de travail, ou de les affecter à des postes répondant mieux à leur handicap,

-       La sensibilisation de l’encadrement sur l’insertion des travailleurs handicapés, et leur gestion sur le terrain,

-       La mise en place d’une communication spécifique sur le handicap,

-       La prise en compte des aptitudes partielles dues à l’handicap, dans la gestion prévisionnelle des emplois,

-       La recherche des possibilités d’achats ou de sous-traitance avec le milieu protégé (les ESAP, par ex).

Le Sameth et l’Agefiph, par des interventions et leurs conseils prodigués, soutiennent notre démarche.

 

Quelles difficultés rencontrez-vous ?

Les écueils et les limites de notre démarche sont liés à la spécificité des postes et à leur technicité.

A titre d’exemple, un handicap moteur ne permettra pas de maintenir un opérateur à un poste d’accrocheur mais un reclassement sera étudié par exemple à un poste de conduite de pont au sol.

Même si nous sommes très attachés et vigilants à la polyvalence de nos opérateurs développée au cours de leur parcours professionnel au sein du Groupe, notre objectif est d’identifier un poste adapté en s’appuyant sur un bilan de compétences.

Nos métiers étant très techniques, des compétences spécifiques sont indispensables. C’est la raison pour laquelle nous misons énormément sur le maintien dans l’emploi pour pérenniser nos savoir-faire. Pour tout cas de handicap, l’intervention d’une équipe pluridisciplinaire est nécessaire pour d’une part mettre en place un plan d’action individualisée en fonction du handicap du salarié et des possibilités offertes dans le Groupe, et d’autre part, accompagner les salariés dans ce processus de maintien. Notre management est ouvert à ces problématiques. Ceci nous permet d’avancer tous ensemble.

Des actions d’information méritent également d’être entretenues régulièrement tant auprès des salariés qu’auprès de nos managers pour démystifier la reconnaissance de travailleur handicapé.

 

Quel type d’actions avez-vous pu mettre en place ?

Quelques exemples d’illustration concrète des actions engagées :

-       La volonté et l’implication du groupe de travail cité a permis de proposer à un salarié étant dans l’incapacité d’exercer son métier présentant des contraintes physiques importantes, de transmettre son savoir-faire comme tuteur à une équipe de 5 personnes.

-       Une modification de l’organisation du travail a été validée en gardant le même  emploi pour un opérateur handicapé par une maladie chronique invalidante contre-indiquant le travail de nuit.

-       Lourdement handicapé à la suite d’un AT, un opérateur a réintégré, à sa demande, son emploi antérieur, après intervention de l’Agefiph, qui a proposé une accessibilité facilitée, et un aménagement de l’environnement de travail.

 

 

Que comptez-vous désormais mettre en place ?

Il reste toujours des progrès à accomplir surtout dans un milieu industriel comme le nôtre.

Avec le soutien d’une  Direction Générale consciente des enjeux, nos efforts vont se poursuivre. Ils pourraient se concrétiser par

-       Nommer un « référent TH », chargé de fédérer les bonnes pratiques, et de suivre leurs applications dans nos établissements.

-       Poursuivre  la communication en diversifiant les formes et les messages, ainsi que la sensibilisation de l’encadrement de proximité

-       Mettre en place une politique de collaboration avec le milieu protégé.

-       Réduire, autant que faire se peut, pour les postes à forte contrainte physique, par des études ergonomiques de correction, la pénibilité, donc les risques à restriction d’aptitude.

-       Recruter des personnes handicapées sur des postes identifiés.

Le pilotage de ses actions devrait se structurer prochainement, avec 3 niveaux de responsabilité : la DRH centrale, les services RH des établissements, et la mise en œuvre opérationnelle sur le terrain par les managers.

 

 

Propos recueillis dans le cadre du Challenge du Monde des Grandes Ecoles

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