Macron accueil des jeunes autistes à l'Elysée pour lancer le 4e plan autisme

publié le 07/07/2017
Treize jeunes âgés de 7 à 21 ans atteints de ce trouble neuro-développemental étaient à l’Elysée jeudi dernier au côté d’Emmanuel et Brigitte Macron. Cette visite introduisant la concertation préalable à la mise en place du 4e plan autisme de ce Gouvernement qui réitère vouloir faire du handicap l'une de ses priorités.

« Mieux faire connaître » l’autisme

Autrefois enseignante, Brigitte Macron a dit vouloir "mieux faire connaître" l'autisme, un sujet auquel elle a été confrontée dans ses classes. "Il y a des choses à faire, qui ne sont pas encore faites", a-t-elle déclaré à l'AFP.
L'autisme, définit par l'OMS comme un trouble neuro-développemental qui peut altérer le comportement social, la communication et le langage touche aujourd’hui quelque 650.000 enfants et adultes en France, selon les associations.
 


« Nous avons six mois de travaux »

Le quatrième plan autisme doit succéder au troisième, qui avait été doté de 205 millions d'euros pour la période 2013-2017. Malgré de réelles avancées, le 3e plan compte des "lacunes", notamment sur la prise en charge des adultes atteints de ce trouble et l'accompagnement de leur famille.

Pour préparer ce quatrième plan, des réunions seront organisées dans toute la France entre juillet et décembre. Les associations et les familles demandent à l'État de "prendre la mesure de l'urgence" en matière de recherche, d'accompagnement vers l'emploi ou la scolarité, ou encore de création de places dans des structures spécialisées.

Pour les associations, ce quatrième plan autisme devra concrétiser des actions prioritaires autour ; des conséquences sociales de l'autisme, d’un meilleur diagnostique des adultes et de son dépistage dès le plus jeune âge, de la scolarisation de tous les élèves autistes, du remboursement de la prise en charge des enfants qui nécessitent l'intervention de psychomotriciens, psychologues et ergothérapeutes…
 
En juillet 2015, un tribunal administratif avait condamné l'État français pour "des carences" dans la prise en charge d'enfants autistes.

"Nous avons six mois de travaux ! Rendez-vous début 2018 pour un plan opérationnel et chiffrable", a déclaré Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat en charge des Personnes handicapées.