Défi H 2017 : Les élèves ingénieurs pour l’inclusion des personnes handicapées

publié le 06/02/2017
La 6ème édition du Défi H engage huit équipes d'écoles d'ingénieurs informatiques, sur des projets recourant aux technologies numériques, pour favoriser l'insertion professionnelle des personnes handicapées. 

Organisé par Sogeti France et Le Monde Informatique, le Défi H a commencé en fin d’année dernière et se poursuit jusqu’au mois de mai 2017. Huit équipes d’écoles d’ingénieurs informatiques s’investissent dans des projets innovants, ayant pour vocation de faciliter l’insertion et le maintien dans le monde professionnel des personnes en situation de handicap.

Chaque équipe de 4 étudiants travaille en binôme avec une association et est accompagnée par un coach Sogeti. Pour l’édition 2017 du Défi H, les équipes sélectionnées sont réparties entre Bordeaux, Paris et Lille.

Les projets proposés lors des Défis H sont de plus en plus aboutis et concret.  Cela se vérifie notamment avec T-Jack et Dicodys, les deux lauréats du Défi H 2016.  Le premier permet aux malentendants de téléphoner et d’écouter du contenu multimédia à partir de leurs prothèses auditives. L’autre propose aux enfants ayant des troubles dyslexiques un dictionnaire orthographique offrant une approche phonétique plutôt qu’alphabétique.


L’initiative a largement pris ses marques et de nombreux projets combinent matériel et logiciel, avec le recours à des imprimantes 3D et à des fab labs pour les projets en lice en 2017 :
 
  • Anti-Epilepsy Glasses : L’objectif est de réaliser un dispositif portable permettant aux épileptiques photosensibles de se protéger efficacement en prévenant les crises. Sous forme de lunettes, il permettrait de masquer les fortes intensités lumineuses.
 
  • Autonomous Watch : Le projet porte sur un service permettant aux personnes handicapées de recevoir des informations provenant de capteurs pour interagir aisément avec leur environnement sans passer par une aide extérieure.
 
  • Kophosight : Il s’agit de traduire en direct le langage oral en code LPC (langage parlé complété), moins connu que la langue des signes mais très utilisé dans la communauté sourde. Il complète la lecture labiale avec une information visuelle distinguant les syllabes.
 
  • Main interchangeable : Le projet vise à créer un système s’adaptant aux activités physiques des personnes amputées d’une main qui ne peuvent plus effectuer les tâches quotidiennes de leur travail. Il prévoit de fabriquer, à l’aide d’une imprimante 3D, des modules adaptés en fonction de la tâche effectuée qui seront enclipsés sur une partie fixe.
 
  • Murdock : L’objectif du projet est de sécuriser la traversée des rues pour les personnes malvoyantes. Une liaison émetteur-récepteur avertira immédiatement de la présence d’un feu piéton via un boîtier vibreur.
 
  • Myoveo : Il est question ici de créer une prothèse myoélectrique pour appareiller les personnes amputées de bras d’origine congénitale ou traumatique. L’objectif est de rendre accessible cette prothèse qui garantira une préhension active des objets pour les gestes de la vie courante et de mettre le projet en open source.
 
  • Sign Speaker Translator : L’équipe prévoit de réaliser un système de communication bidirectionnelle pour les sourds-muets. Il porte sur un traducteur de la langue des signes doublé d’un traducteur de la langue orale en texte affiché sur une app ou envoyé par téléphone.
 
  • Transcriptor : Le but est de réaliser une solution de transcription de texte en braille pour diversifier le choix de livres pour les non-voyants. L’invention s’appuiera sur une liseuse numérique classique reliée à un plateau constitué de tiges amovibles pour afficher la page en braille.

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